Définition "d jeu"
Le sociolecte écrit "D jeu" est à l'origine du nom de notre annuaire. Il sera donc utilisé dans tous nos articles. Ces derniers étant tirés de wikipédia.
Roger Caillois dans « Les jeux et les hommes » (Gallimard, 1957 (ISBN 2070326721) ), s'est essayé à une définition d jeu. C'est une activité qui doit être :
- libre : l'activité d jeu doit être choisie pour conserver son caractère ludique
- séparée : circonscrite dans les limites d'espace et de temps
- incertaine : l'issue d jeu n'est pas connue à l'avance
- improductive : d jeu ne produisent ni biens, ni richesses
- réglée : elle est soumise à des règles qui suspendent les lois ordinaires
- fictive : accompagnée d'une conscience fictive de la réalité seconde
Pratiquement, toute activité humaine peut être l'objet d jeu, et réciproquement tout jeu peut cesser de le devenir. En effet, d jeu sont avant tout une institution (comme l'école, l'Assemblée nationale...), limitée dans le temps et limitée aux joueurs de la partie. D jeu instituent un espace de liberté au sein d'une légalité particulière définie par la règle du jeu (Colas Duflo, Jouer et philosopher, Presses universitaires de France, 1997).
Cependant, les deux définitions ci-dessus ne considèrent d jeu qu'en eux-même et pas dans leurs rapports avec le monde réel extérieur au jeu. D jeu sont aussi une manière de représenter le monde. Ainsi d jeu transposent dans un objet concret des systèmes de valeurs ou des systèmes formels abstraits. De ce point de vue d jeu peuvent être considérés comme une métaphore du monde (ou d'une de leurs parties). Jouer et/ou inventer d jeu, construire une partie en interaction avec son adversaire relève alors d'une activité culturelle de haut niveau, et chaque partie jouée est une forme d'œuvre d'art.
Le jeu de l'acteur, par l'absence de règles strictes, par le caractère prévisible de l'action ou encore par l'absence de compétition donne un aperçu de la difficultés à cerner les limites d jeu.
De plus, d jeu ne se développent pas seulement dans un cadre formel mais se crée aussi spontanément. Jouer à la poupée, à la guerre, à la classe ou avec des figurines ne permettent ni de gagner, ni de perdre, mais se contentent de représenter le monde et d'entraîner le joueur à affronter la vie réelle, dans un cadre où une fausse manœuvre n'engendre que peu de conséquences.